Vers la transition numérique

2018 aura été l'année de l'assimilation de la collapsologie par les médias. On s'est habitué à voir Pablo Servigne, ou Jean-Marc Jancovici nous expliquer que nous en avions fini du luxe, et qu'il fallait espérer un sursaut de l'humanité si on ne voulait pas des guerres civiles et des exodes de masse. On s'est souvenu du rapport Meadows, ce point de référence historique dans les années 70 où les scientifiques avaient déjà les éléments, mais où tout le monde a mis son oreiller dessus. On s'est interrogé sur comment changer de vie. Alors je me suis renseigné. Pour copier le modèle des villes en transition, j'ai proposé à ma ville de parler de la transition numérique. J'ai commencé à amasser des données. Bien sur, je suis en retard. Bien sur, d'autres en parle mieux que moi. Chacun porte son flambeau.

2019 a déboulé avec ses gilets jaunes et ses étudiants en colère pour la planète. Les experts ont beau nous répéter qu'on savait déjà tout depuis 2005, j'ai quand même l'impression que la prise de conscience réelle est bien plus récente. Les médias et les experts, disait le théoricien du consentement. On en est là. Les élites doivent être d'accord pour qu'on sache enfin. Mais a-t-on le pouvoir de changer les choses, à notre échelle ? Est-ce que c'est suffisant ?

Identifier les risques

Dans "Pendant que la terre flambe", Derrick Jensen (un des fondateurs de Deep Green Resistance) met en scène ces machines que nous utilisons tous les jours sans trop nous poser de questions, et les relie aux objectifs des capitalistes de la planète. Cette confrontation a-t-elle lieu d'être ? Si nous allons vers une chute de notre monde occidental par notre consommation déraisonnable, essayons de définir les risques que nos avancées technologiques, aujourd'hui perçues comme des innovations, encourrent. Toutes les données prévues pour être analysées par des algorythmes géants et intelligents (les IA) pourraient s'envoler d'un coût de baguette magique selon certains scénarios catastrophistes.

  • Un risque en ressources (énergie, matières premières)
  • Un risque de dépendance (incapacité à vivre sans informatique)
  • Un risque sécuritaire (malveillance, coupure brutale, cadres hostiles)

Nos objectifs

  • Définir comment sélectionner nos outils informatiques
  • Etudier l'impact de l'informatique sur l'environnement, et agir pour le réduire.
  • Imaginer un chemin vers plus de résilience
  • Etre capable d'évoluer dans un environnement hostile

Sources principales

J'ai rassemblé ici les sources principales de citation utilisées sur les pages "Transition numérique" de ce site. Ma priorité restant à la mise à jour la plus récente possible, je vous prie de bien vouloir m'excuser si certaines sources venaient à manquer.

Mes conclusions

  • passation : aider les jeunes à trouver leurs repères
  • crises systémiques : Servigne, Bihouix, Jancovici...
  • une résilience géographique à créer (sos maires, villes en transition)
  • comme un régime alimentaire : doucement pour + longtemps